(MRC) Honte à Chevènement de soutenir des raccourcis politique racistes !

Publié le par Source AFP

8927-jean-pierre-chevenement-1-2-bWF4LTQyMHgw.jpgPoursuivi par plusieurs associations pour diffamation et provocation à la haine raciale, Zemmour est jugé ces jours-ci pour incitation à la haine raciale. Et défendu par... Jean-Pierre Chevènement (MRC) !

Jean-Pierre Chevènement a affiché son soutien à Eric Zemmour, jugé, depuis mardi, pour provocation à la haine raciale, dans un courrier au tribunal où il affirme que plus de la moitié des infractions sont «imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine».

«Sans doute M. Zemmour a-t-il, dans le feu de la discussion, utilisé une formulation excessivement brutale mais il n’a hélas, pas dit une chose matériellement inexacte», justifie l’ancien ministre de l’Intérieur et sénateur du Mouvement républicain et citoyen qu’il préside.

Son courrier, en date du 3 janvier, a été adressé à la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, où a débuté mardi le procès du chroniqueur, cité en justice pour diffamation et provocation à la haine raciale par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l’UEJF et J’accuse. Les cinq associations ciblent des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô par Zemmour, selon lequel «la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait». Façon notamment de «justifier carrément le contrôle au faciès»,dénonçait lundi le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, joint par Libération.fr.

«La liberté d’expression n’a pas besoin d’être inutilement corsetée»

«Il suffit, comme j’ai eu l’occasion de le faire, de consulter les listings de la Direction centrale de la Sécurité publique du ministère de l’Intérieur, pour constater que plus de 50% des infractions constatées sont imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine», reprend Chevènement.

Sur la même ligne que Zemmour, qui a déclaré au tribunal ne pas vouloir«se coucher devant le politiquement correct», le sénateur dit «craindre que le politiquement correct ne finisse par tuer le débat républicain». Et de regretter qu’on puisse «incriminer un journaliste d’avoir avancé un argument, certes formulé maladroitement, mais correspondant à une réalité, certes dérangeante, mais propre à susciter une prise de conscience partagée». Aux yeux de Chevènement, «la liberté d’expression n’a pas besoin d’être inutilement corsetée par des interdits judiciaires».

Le procès se poursuivra jeudi avec l’audition de «témoins de moralité» qui doivent aussi venir dire leur soutien au polémiste, comme le chroniqueur Eric Naulleau, qui travaille aavec Zemmour sur France 2, l’écrivain Denis Tillinac ou l’ancien secrétaire général de Reporters sans Frontières, Robert Ménard.

Publié dans Parti Socialiste

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