Gouvernement (UMP): N. Sarkozy : "l’objectif, c’est relever le défi du métissage"

Publié le par Leila T.

EXTRAITS DU DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Ecole Polytechnique - Palaiseau – Mercredi 17 décembre 2008


 La France ne serait pas la France sans la passion de la République, de ses valeurs et de ses principes.

[...] C’est le miracle de la République d’avoir permis à la France de conjuguer une identité si forte avec une aspiration si grande à l’universalisme. C’est le miracle de la République d’avoir permis à la France d’être une grande patrie faite d’une multitude de petites patries unies par une formidable volonté de vivre ensemble, de partager une langue, une histoire, une façon d’être et de penser, où chacun se reconnaît dans un idéal et un destin communs sans que soient effacées les histoires personnelles et bien sûr les destins particuliers.

C’est le miracle de la République d’avoir forgé l’unité de la France sans nous avoir condamnés à l’uniformité.

[...] La République, c’est un projet de société, c’est un projet politique que nous avons le devoir de continuer, mais il ne suffit pas de glorifier la République pour qu’elle demeure vivante et surtout, il ne suffit pas de proclamer l’égalité pour qu’elle soit réalisée.
Alors regardons notre société en face, regardons la promotion sociale, regardons le nombre d’enfants d’ouvriers dans nos grandes écoles, la ségrégation urbaine, les discriminations, l’inégalité des chances, et posons-nous la question : Qu’avons-nous fait de la République ?
Comment peut-on parler de République quand la réussite scolaire et l’avenir professionnel dépendent non de l’intelligence, non du courage, non de l’ardeur au travail, non du mérite mais beaucoup du milieu social d’où l’on vient, du quartier où l’on habite, du nom que l’on porte, de la couleur de sa peau ? Comment faire comprendre la République à l’enfant qui se sent prisonnier de son milieu, de son quartier, de ses origines ?
Comment faire aimer la République à ceux qu’elle tient à l’écart ? A ceux qui ont la conviction que quoi qu’ils fassent, les sacrifices qu’ils consentent, ils ne peuvent pas réussir ?
Comment faire espérer dans une République qui continuerait à tenir si peu ses promesses et à fonctionner de plus en plus non comme un projet mais comme un mythe étranger à la réalité sociale ?

Le plus grand danger qui menace notre modèle républicain, c’est que la République devienne uneidéologie désincarnée.
On trahit l’idéal républicain en s’abritant derrière les grands principes pour refuser de combattre les injustices, les inégalités, les discriminations. La République, ce ne doit pas être un dogme, c’est une exigence, une exigence politique, une exigence sociale, une exigence morale.

Nous trahissons l’idéal républicain en proclamant notre attachement à une République formelle sans nous soucier de construire une République réelle.

Il n’y a pas de République réelle sans volontarisme républicain.

Il n’y a pas de République réelle sans la volonté de corriger les inégalités, en traitant inégalement les situations inégales. C’est la clé.

On ne peut progresser vers l’égalité réelle qu’en s’attaquant à la fois aux causes et aux conséquences des inégalités, des injustices, des discriminations.


[...]On ne peut pas voir le décalage toujours plus grand qui saute aux yeux entre la diversité de la société française et l’homogénéité sociale et culturelle des élites que produit notre système éducatif.

On ne peut pas ne pas voir parce que cela saute aux yeux que notre système de sélection interdit l’accès aux responsabilités à certaines catégories de la population.

Je le dis avec gravité, si notre société se trouve aujourd’hui menacée de devenir une mosaïque de communautés repliées sur elles-mêmes, si le risque se profile de voir la solidarité communautaire devenir plus forte que la solidarité nationale, si le communautarisme menace l’unité et l’indivisibilité
de la République, ce n’est pas parce que l’on a trop fait droit au principe selon lequel le détour par l’inégalité pouvait être le meilleur moyen d’atteindre l’égalité, ce n’est pas parce que l’on a trop donné à ceux qui avaient moins, ce n’est pas parce que l’on a trop transgressé les sacro-saints principes de l’égalitarisme pour mettre en oeuvre une discrimination positive. C’est tout le contraire. Je me souviens du charivari que j’avais provoqué en disant que j’étais intéressé par l’idée de la discrimination positive, comme si le simple fait d’être intéressé par cette idée devenait la preuve que je justifiais le communautarisme. C’est exactement le contraire.

[...]
Le meilleur antidote au communautarisme eh bien, c’est tout simple, c’est que la République tienne ses promesses. On reste ferme sur les principes mais on doit être pragmatique sur les moyens.

[...] L’égalité républicaine, c’est l’égalité devant la loi, l’égalité des droits et des devoirs, c’est l’égale dignité des personnes, c’est l’égalité des chances.
L’égalité des chances : ce doit être la priorité d’aujourd’hui. C’est en rétablissant l’égalité des chances que la République fera circuler ses élites. C’est en rétablissant l’égalité des chances qu’elle fera droit à la diversité. Tout ce qui entrave l’égalité deschances doit être combattu. Tout ce qui empêche chacun de faire valoir ses talents et ses mérites doit être corrigé. L’égalité des chances doit cesser d’être théorique pour devenir réelle. Il ne s’agit pas de remplacer une discrimination par une autre. Il s’agit de donner plus à ceux qui ont moins ou, pour prendre une autre image, de faire plus pour ceux qui partent de plus loin. Il s’agit de compenser les handicaps. Il s’agit de donner une deuxième chance à ceux qui n’ont pas eu les moyens de saisir la première.

 

Quel est l’objectif ? Cela va faire parler, mais l’objectif, c’est relever le défi du métissage ; défi du métissage que nous adresse le XXIe siècle. Le défi du métissage, la France l’a toujours connu et en relevant le défi du métissage, la France est fidèle à son histoire. D’ailleurs, c’est la consanguinité qui a toujours provoqué la fin des civilisations et des sociétés. Disons les choses comme elles sont, jamais le métissage. La France a toujours été, au cours des siècles, métissée. La France a métissé les cultures, les idées, les histoires. Et l’universalisme de la France n’est rien d’autre que le fruit de ce constant métissage qui n’a cessé de s’enrichir d’apports nouveaux et de bâtir sur tant de différences mêlées les unes aux autres un sentiment commun d’appartenance et au fond un patrimoine unique de valeurs. intellectuelles et morales qui s’adressent à tous les hommes. La France, dans son histoire, ce sont des hommes tellement différents qui sont venus constituer la France. La France qui a su métisser ses cultures et ses histoires, en a construit, produit un discours universel parce qu’elle-même, la France, se sent universelle dans la diversité de ses origines. Eh bien, ce métissage, elle l’a réussi parce qu’elle a su offrir à chacun la promesse de la promotion sociale.

Répondre au défi de la diversité en recourant à des critères ethniques ou religieux conduirait à prendre le risque de dresser les unes contre les autres des communautés rivales et au fond à enfermer chacun dans son identité et son histoire alors même qu’il s’agit de le faire accéder à une citoyenneté pleine et entière, de conforter le sentiment de son appartenance à quelque chose qui le dépasse et qui l’ouvre sur quoi ? Sur l’universel.
En disant cela, je ferme une porte, tout en reconnaissant qu’il y a bien un problème confessionnel et un problème ethnique pour dire les choses. Je pense que ce n’est pas la bonne grille de lecture pour être encore plus clair, mais qu’il y a un problème qui se pose. Ce n’est pas parce que l’on ne passe pas par là pour trouver une solution, que le problème ne se pose pas. Disons que cette voie, elle existe, elle est à mon avis trop risquée, elle présente trop d’inconvénients, mais il y a un problème qui existe. Et puis, de toute manière, comment définir des critères ethniques objectifs sans prendre le risque de réveiller de vieux démons, ou des critères religieux, sans prendre le risque de remettre en cause le principe de laïcité qui permet à toutes les croyances religieuses de cohabiter en paix au sein de la République ?

[...] Pour mener à bien ces réformes, la France doit se doter d’outils statistiques qui permettent de mesurer sa diversité, parce que, là encore, autant j’ai fermé la porte ethnique et religieuse, autant c’est assez difficile d’organiser notre diversité sans se donner les moyens de la mesurer et de viser la promotion sociale et l’égalité réelle sans se donner aucun critère pour voir si elles s’améliorent, pour identifier les retards, pour mesurer les progrès. Ces instruments devront reposer sur des méthodes objectives et incontestables. Ils ne doivent pas traduire une lecture ethnique de notre société.

[...]
Alors, après y avoir mûrement réfléchi, je pense que c’est par le critère social qu’il faut prendre le problème parce que les inégalités sociales, au fond, englobent toutes les autres.  Si l’on regarde comment se distribuent les inégalités il apparaît clairement qu’en réduisant toutes les  fractures sociales on réduira du même coup toutes les fractures ethniques, religieuses et culturelles.  Les territoires, les quartiers et les catégories les plus défavorisées doivent être l’objet d’une politique volontariste qui rétablira l’égalité des chances.


[...] Comme toujours l’égalité réelle des chances, c’est d’abord par l’école qu’elle passe.

[...]
A condition bien sûr que les élèves des milieux les plus défavorisés ne soient pas enfermés  dans des ghettos où se concentrent toutes les difficultés, tous les handicaps de la vie sociale. C’est la  raison pour laquelle le gouvernement a voulu que la carte scolaire soit progressivement supprimée.  Parce que là, en termes de ghettos, fantastique ! Parce que quand on avait des relations, on s’exonérait  de la carte scolaire. Et la carte scolaire n’est devenue une réalité que pour celui qui ne pouvait pas s’en  exonérer. Je ne conteste pas les intentions de la carte scolaire, je conteste la réalité des résultats. C’est  la raison pour laquelle également j’ai voulu que l’on expérimente sur une grande échelle la possibilité  de fermer certaines écoles et de répartir dès le cours préparatoire les élèves dans d’autres écoles en  organisant des services adaptés de transports scolaires, de sorte que soit mieux assuré le brassage  social qui, pendant si longtemps, a fait le succès de notre République.

 
[... ] Je ne vais pas venir ici pour expliquer qu’il faut passer d’une République des droits formels à une République des droits réels et accepter que ce que l’on a décidé, chère Fadela Amara, ne soit pas mis en oeuvre. Je n’accepterai pas que ce qui doit être une priorité soit relégué au second rang. La diversité et la promotion sociale, c’est une priorité.

[... ] Je veux une mobilisation de tout l’appareil de l’État, de toutes les administrations et de tous les ministères. Et l’État doit être exemplaire et il ne l’est pas. Exemplaire dans la mise en oeuvre des politiques en faveur de l’égalité des chances, exemplaire dans la lutte contre les discriminations, exemplaire dans la promotion de la diversité, exemplaire en matière de transparence sur les résultats. Et l’État doit être exemplaire mais les collectivités locales aussi, les partis politiques aussi, les entreprises également.

[...] Je voudrais que chacun comprenne que permettre à la diversité de s’exprimer au niveau de nos élites, c’est assurer les conditions de la sécurité, de la prospérité et de la tranquillité pour ceux qui n’appartiennent pas à des minorités mais qui sont intéressés à ce que ces minorités se sentent intégrées.
La promotion sociale doit redevenir une promesse pour tous.  Le travail et la persévérance doivent permettre d’accéder à l’élite et d’accéder aux responsabilités.


[...] Après l’éducation, le monde du travail.
Je souhaite que le CV anonyme devienne un réflexe pour les employeurs. On sait depuis longtemps que les Français ne sont pas égaux devant le recrutement. Je suis désolé de vous imposer une idée aussi banale, je ne vois d’ailleurs pas comment cette idée peut être le moins du monde contestée. Il faut donner à chacun la chance de bénéficier d’un entretien, de pouvoir exprimer sa motivation, de faire valoir ses compétences ou tout simplement son envie.

[...]
Je veux enfin que l’on fasse reculer les discriminations au sein même de l’entreprise. A cet effet, cher  Louis Schweitzer, nous donnerons à la HALDE le pouvoir d’effectuer des contrôles inopinés sur les lieux de travail.

 

[...] Il faut aller au-delà, inciter les entreprises à introduire la diversité au coeur de leur gestion des  ressources humaines. A partir d’une certaine taille, elles devront obligatoirement faire état dans leur  bilan social des actions qu’elles conduisent sur ce sujet. Un « label diversité » sera créé pour valoriser les meilleures pratiques.


[...]  Le monde politique aussi doit s’ouvrir à la diversité sociale.

Tous les partis politiques ont un retard considérable à rattraper. Peu de candidats issus des minorités  sont présentés au suffrage, encore moins élus. Il y a des cas inverses. Cette situation est injuste. Elle  suscite des frustrations. Quelle peut être la légitimité d’une classe politique dans laquelle une bonne  partie de la population ne se reconnaît pas ?

 
[...] Pour introduire davantage de diversité, il faut renouveler la classe politique en profondeur. Je souhaite donc que les partis s’engagent sur une charte de la diversité comme les entreprises. Leur financement public pourrait être conditionné au respect de leurs engagements après tout ce que l'on demande à une entreprise, ce que l'on demande et que l'on exige d'une administration, est-ce qu'un parti politique ne doit pas se l'appliquer et peut-il s'exonérer lui-même de ce qu'il demande pour les autres ? Cela n'aurait pas de sens.

[...]
La diversité doit aussi trouver sa place à la télévision, cher Rachid Arab.

Chaque chaine déterminera des objectifs d’amélioration de la diversité à l’écran, mais aussi dans les structures d’encadrement et de décision. Ces engagements seront solennisés dans des conventions passées avec le CSA. Ce dernier vérifiera que les chaines remplissent bien leurs engagements et publiera ses conclusions.


[...] Mesdames et Messieurs, c'est la dernière chance. Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore, mais nous n'avons pas le choix. La diversité, à la base du pays, doit se trouver illustrée par la diversité à la tête du pays. Ce n'est pas un choix. C'est une obligation. C'est un impératif.

[...] Et je ne pense pas qu'il soit très normal au XXIe siècle, dans un pays comme le nôtre, que ce soit le Président de la République qui doive aller chercher dans une école de commerce à Montpellier, le seul préfet d'origine africaine que compte la République aujourd'hui !

[...] Je ne pense pas qu'il soit normal quand je regarde à la tête d'une grande administration comme la gendarmerie, les généraux, de ne voir personne de différent.Vous comprenez dans quel sens je veux le dire. Et je ne pense pas qu'il soit normal que dans le corps préfectoral, il y ait moins de préfets originaires de l'Afrique du Nord, qu'il n'y en avait il y a quarante ans. Et je ne pense pas pour tout dire que cela soit normal que dès que l'on en trouve un et qu'on le nomme, cela fasse la une de la presse, tellement il est extravagant que l'on en nomme un comme cela dans un pays comme le nôtre qui a l'implantation Outre-mer que l'on a ! C'est insultant. C'est une erreur. C'est une faiblesse. D'une certaine façon, c'est un drame.

[...] Mers chers amis, j'espère que vous l'avez compris, nous devons changer.
Nous devons changer nos comportements, nous devons changer nos habitudes.
Nous devons changer pour que la république demeure vivante.
Nous devons changer pour que plus aucun Français ne se sente étranger dans son propre pays.
Nous devons changer parce que c’est un devoir moral et parce que c’est une nécessité politique.
Nous devons changer, alors nous allons changer.

Je vois bien le mur quotidien de l'immobilisme et du conservatisme. Je vois bien que notre société génère un nombre de conservatismes effarants. Je vois bien que l'on met au service de ce conservatisme des principes qui sont souvent généreux. Je préviens d'avance que je n'en tiendrai pas compte parce que c'est mon devoir de faire bouger les choses, parce que ceux de nos compatriotes qui attendent, ils attendent depuis trop longtemps et ils finissent par être désespérés de cette attente.

[...] Je suis persuadé que ces changements, beaucoup de Français l'attendent, beaucoup de Français l'espèrent, et pas simplement des familles où il y a des boursiers, mais ceux qui réfléchissent avec leur tête et qui aiment leur pays et qui se disent aimer mon pays c'est vouloir que ce pays fasse sa place à chacun de ses enfants.


Je vois bien le mur quotidien de l'immobilisme et du conservatisme. Je vois bien que notre société
génère un nombre de conservatismes effarants. Je vois bien que l'on met au service de ce
conservatisme des principes qui sont souvent généreux. Je préviens d'avance que je n'en tiendrai pas
compte parce que c'est mon devoir de faire bouger les choses, parce que ceux de nos compatriotes qui
attendent, ils attendent depuis trop longtemps et ils finissent par être désespérés de cette attente.

[...] Je suis persuadé que ces changements, beaucoup de Français l'attendent, beaucoup de Français l'espèrent, et pas simplement des familles où il y a des boursiers, mais ceux qui réfléchissent avec leur tête et qui aiment leur pays et qui se disent aimer mon pays c'est vouloir que ce pays fasse sa place à chacun de ses enfants.

[...] Mesdames et Messieurs, c'est la dernière chance. Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore, mais nous n'avons pas le choix. La diversité, à la base du pays, doit se trouver illustrée par la diversité à la tête du pays. Ce n'est pas un choix. C'est une obligation. C'est un impératif.

[...] Et je ne pense pas qu'il soit très normal au XXIe siècle, dans un pays comme le nôtre, que ce soit le Président de la République qui doive aller chercher dans une école de commerce à Montpellier, le seul préfet d'origine africaine que compte la République aujourd'hui !

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Je ne pense pas qu'il soit normal quand je regarde à la tête d'une grande administration comme la gendarmerie, les généraux, de ne voir personne de différent.Vous comprenez dans quel sens je veux le dire. Et je ne pense pas qu'il soit normal que dans le corps préfectoral, il y ait moins de préfets originaires de l'Afrique du Nord, qu'il n'y en avait il y a quarante ans. Et je ne pense pas pour tout dire que cela soit normal que dès que l'on en trouve un et qu'on le nomme, cela fasse la une de la presse, tellement il est extravagant que l'on en nomme un comme cela dans un pays comme le nôtre qui a l'implantation Outre-mer que l'on a ! C'est insultant. C'est une erreur. C'est une faiblesse. D'une certaine façon, c'est un drame.

[...] Mers chers amis, j'espère que vous l'avez compris, nous devons changer.
Nous devons changer nos comportements, nous devons changer nos habitudes.
Nous devons changer pour que la république demeure vivante.
Nous devons changer pour que plus aucun Français ne se sente étranger dans son propre pays.
Nous devons changer parce que c’est un devoir moral et parce que c’est une nécessité politique.
Nous devons changer, alors nous allons changer.

Je vois bien le mur quotidien de l'immobilisme et du conservatisme. Je vois bien que notre société génère un nombre de conservatismes effarants. Je vois bien que l'on met au service de ce conservatisme des principes qui sont souvent généreux. Je préviens d'avance que je n'en tiendrai pas compte parce que c'est mon devoir de faire bouger les choses, parce que ceux de nos compatriotes qui attendent, ils attendent depuis trop longtemps et ils finissent par être désespérés de cette attente.

[...] Je suis persuadé que ces changements, beaucoup de Français l'attendent, beaucoup de Français l'espèrent, et pas simplement des familles où il y a des boursiers, mais ceux qui réfléchissent avec leur tête et qui aiment leur pays et qui se disent aimer mon pays c'est vouloir que ce pays fasse sa place à chacun de ses enfants.


 

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