Ce en quoi les descendants d'immigrés sont porteurs de progrès pour leur société

Publié le par Leila T.

tyra-banks-baldLa grande majorité des français descendants d'immigrés ont dépassé la question raciale. Parce qu'ils savent qu'il est possible d'être français avec des yeux bridés, ou français et noir, etc. Ceci sans contradictions existentielles puisqu'en effet c'est ce qu'ils sont. Beaucoup de français autochtones, qui cotoient des français qui ont une autre religion que celles connues traditionnellement en Europe, ont dépassé la question religieuse parce qu'ils savent que leurs amis ou conjoints musulmans par exemple peuvent évoluer avec eux en toute harmonie malgré des croyances différentes.

 

Le 20ème sciècle a été le théâtre de deux évènements conséquents : la révolution des transports et la fin de la colonisation. L'effet étant le mélange des populations de manière transversale sur toute la planète. Et force est de constater que la majorité des pays d'aujourd'hui doivent composer avec des peuples d'une grande diversité ethnique et religieuse. Il est alors inéluctable que le 21ème sciècle nous apportera le passage aux sociétés post-raciales et post-religieuses. Dans le sens où l'apparence morphologique ou la croyance d'une personne n'aura pas de signification directe quant à son appartenance à une société ou à un territoire donné.

 

Mais cette transition s'accompagnera forcement de réactions de repli de la part des nostalgiques des identités pures. En France, il semble que l'élite au pouvoir n'a pas, elle, dépassé la question raciale et provoque des faux débats qui poussent à l'organisation de faux communautarismes. Ceux là n'ont pas le sens de l'histoire et attisent de vieux démons. Pour leur résister et faciliter cette mutation qui sera positive pour toutes les sociétés, on pourrait commencer par donner à voir et à entendre ceux qui portent déjà, essentiellement en eux, ce progrès : les nationaux descendants d'immigrés.

Publié dans Réflexions

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article